• Instagram
  • Facebook Social Icône

©2019 by Strabo. Proudly created with Wix.com

Rechercher
  • Strabo.io

Week-end randonnée en bivouac dans le Jura

Mis à jour : 22 mai 2019

De crêts en combes


Bellecombe, une commune qui porte bien son nom

C'est le printemps ! Si on aime se lancer dans cette nouvelle saison avec les grands nettoyages de maison, les cures détox pour retrouver son énergie, les résolutions sportives pour soigner son corps, la randonnée en montagne est de loin l'activité la plus vivifiante et stimulante pour sortir des vieux jours de l'hiver et entamer la saison des fleurs en forme.


Pas besoin d'attaquer les grands sommets de montagne et de faire une longue préparation, le Jura avec ses paysages doux et vallonés, sa nature sauvage et ses belles combes, est accessible à tous, pour une bonne marche au goût d'aventure le temps d'un week-end prolongé.


Compagnons de voyage, Marine, Bruno, Vincent et Charlotte se sont rencontrés sur strabo.io et sont partis pendant le week-end de Pâques sur les sentiers de la Grande Traversée du Jura, pour une jolie boucle d'une 40ène de kilomètres.


Les compagnons de week-end


Descriptif


Au départ de Lélex (dans l'Ain), la boucle sur 2,5 jours combine l’itinéraire principal de la Grande Traversée du Jura (GTJ) et emprunte des passages des GR509 et GR9.

La traversée promet les beaux paysages typiquement jurassiens, un passage dans la réserve naturelle nationale, et un fabuleux point de vue sur le lac Léman et le massif du Mont-Blanc depuis les crêtes de la Haute Chaine du Jura.

La difficulté reste moyenne, avec une altitude variant de 850 à 1688 mètres, et la meilleure période pour réaliser cette boucle se situe entre mai et septembre, quand le temps est doux et que la neige a fondu.





Le parcours


La boucle se décompose en 3 étapes :

Jour 1 : Lélex > Mijoux : 17 km, on grimpe sur les crêtes et on en prend plein la vue Jour 2 : Mijoux > Bellecombe : 19,5 km, on parcourt les combes entre forêts et sentiers caillouteux Jour 3 : Bellecombe > Lélex : 8,8 km, on prend une dernière bouffée d'air frais dans la nature avant le retour


Le parcours en détails est disponible sur le site de L'Association Grandes Traversées du Jura :


La principale difficulté concerne la première étape montagneuse avec une altitude, entre 1500 et 1700 mètres. Il y a environ pour cela 1000 mètres de dénivelé à grimper depuis Lélex. Le risque d'un parcours trop enneigé et impraticable sans raquettes aux pieds est grand en début de saison.


Avec un mètre de neige sur les crêtes et de la glace lors de la montée en fin de mois d'avril, nos voyageurs ont d'ailleurs été contraints de modifier un peu l'itinéraire de cette première étape. Heureusement le Jura est beau quelque soit le chemin choisi.



Itinéraire alternatif


Idéal quand on est bloqué par la neige, que son sac à dos est trop lourd, que l'on souhaite préserver ses mollets et ses genoux des grosses montées ou que l'on n'a juste pas envie de grimper, il est possible de couper à travers les combes et la forêt entre Lélex et Les Molunes. Le sentier, selon les portions empruntées, est balisé par la GTJ et le GR. On peut alors admirer de loin les crêtes magnifiques sous le soleil et se dire que c'est quand même pas mal aussi d'observer leurs beaux versants.



Accès


En voiture, il faut compter environ 4h30 à 5h de trajet depuis Paris. En partant le vendredi après la journée de travail, on peut faire une halte pour la nuit dans la commune de Bourg-en-Bresse ou un peu plus loin à Poncin. On termine le lendemain matin le trajet vers Lélex (1h environ). On peut laisser ensuite la voiture à Lelex, sur le parking en face de la boulangerie.


En train, le temps de trajet depuis Paris est le même. On s'arrête à la gare de Bellegarde-sur-Valserine et on prend ensuite une navette en bus jusqu'à Lelex.



Se ravitailler


La question du ravitaillement pour les repas du midi, du soir, du matin et les creux de la journée doit être bien anticipée quand on décide de partir en bivouac.


Il est important d'identifier les lieux de passage où il sera possible de trouver une épicerie (car attention, les villages et hameaux traversés sont souvent sans commerces) et de se renseigner sur les horaires d'ouverture, par exemple auprès de l'office du tourisme, pour penser ensuite l'itinéraire en ajustant les arrêts et les pauses de manière adéquate.


A Lélex, le bar Chez Simone est toujours ouvert, en tout cas selon la propriétaire Simone qui vous accueille chaleureusement sur sa terrasse ou à l'intérieur, sur ses tables en bois. Il y a également une épicerie et une boulangerie, ouvertes les dimanche matin et en semaine jusqu'à 16h30. On trouve ensuite une fromagerie avec des produits régionaux à Les Moussières (Jour 2), ouverte tous les jours. Une autre épicerie et une boulangerie sont trouvables dans le village de La Pesse (Jour 2).


Il faut privilégier les glucides, les protéines et les vitamines pour maintenir son énergie et avoir une bonne récupération musculaire. Le pain et le fromage sont d'excellentes sources de glucides et de protéines, les graines et les bananes de bons fournisseurs d'énergie et de vitamines. On peut également prendre quelques conserves, et surtout bien penser à l'eau ! Compter au moins 2 litres pour la journée, et installer le bivouac proche d'un point d'eau, pour l'instant fraîcheur du brossage de dents notamment.


Attention à bien avoir en tête que le ravitaillement c'est de la charge en plus à ajouter à son sac à dos. On ne prend donc que le nécessaire et on privilégie les repas froids et qui nécessitent peu de vaisselles : cuillères et couteaux, petits récipients (verre ou bol) et une casserole suffisent.



Dormir en tente


Quand on part en bivouac, plusieurs éléments sont à considérer quand au choix du lieu où l'on plantera la tente.


Beau coucher de soleil au milieu des jonquilles : élément important à considérer

- Le lieu doit autoriser le bivouac : plusieurs endroits sont interdits, notamment les sentiers des réserves naturelles, les propriétés privées (à moins de l'accord du propriétaire) et les pâtures où les vaches peuvent se montrer très curieuses et où les exploitants ne veulent pas retrouver leur foin en pousse couché.


- Prévoir un endroit où un point d'eau est identifié à proximité : cours d'eau, fontaine publique, habitation


- On garde une bonne distance de sécurité, entre 200 et 300 mètres, avec les points d'eau comme les rivières, pour ne pas être surpris par une crue en cas de tempête de pluie.


- On s'installe sur une surface plane et de préférence avec de l'herbe douillette pour ne pas abîmer son matelas de sol quand on en a un, ou se réveiller avec des muscles raidis quand on n'en a pas.


- On abrite les sac à dos en les mettant soit dans la tente, soit en les enveloppants dans une surface imperméable, comme une couverture de survie ou un sac poubelle, pour ne pas les retrouver tout humide au petit matin. Idem avec ses chaussures de randonnée, on les emballe pêle-mêle dans un sac de poubelle devant l'entrée de la tente.


- On ne laisse aucune nourriture à l'air libre et susceptible d'attirer les animaux nocturnes.


- On respecte la nature : on ne laisse aucun déchets, on ne dérange pas les animaux, on n'allume pas de feu quand on n'a pas la maîtrise du feu de camp.


- On pense à monter la tente avant l'arrivée de la nuit, soit avant 19h entre avril et septembre.


Surtout, le mot d'ordre c'est de laisser l'endroit comme si le lieu n'avait jamais accueilli qui que ce soit !



S'équiper


L'équipement doit être pensé avec l'idée qu'il faudra le porter dans son sac et que plus on prend de choses, plus le sac est lourd, plus la marche sera sportive voir difficile.

Le nécessaire comprend un vêtement chaud, un vêtement pour se protéger de la pluie et du vent, et un vêtement de rechange au cas où l'on se retrouverait mouillé.


Pour le bivouac il faut :

- une bonne tente,

- un bon sac à dos : 50 Litres en moyenne pour tout porter,

- un tapis de sol, surtout pour s'isoler du froid,

- un sac de couchage adapté à la température des nuits et des soirées,

- un sac à viande pour s'envelopper dans son sac de couchage sans le salir et le préserver de l'usure,

- une lampe frontale pour une soirée éclairée ou un besoin pressant pendant la nuit,

- un petit réchaud, surtout pour un thé chaud réconfortant le soir et le matin,

- des sangles pour accrocher son tapis et son sac de couchage au sac à dos.


Si vous n'avez pas de matériel, c'est facile de louer sur internet tout ce qu'il faut à bas prix et pour du matériel de qualité, sur le site bivouac-location par exemple. Les compagnons de voyage y ont trouvé la tente, les sac de couchage (sacs à viande fournis), les tapis de sol et un sac à dos. Couverture de survie fournit en sus !



Tente montée à temps pour le coucher du soleil


Ah oui, on prend aussi sa crème solaire et on ne fait pas de zèle quand il y a des nuages : on l'applique quelque soit le temps !



S'orienter




Le sentier de la Grande Traversée du Jura est globalement bien balisé : marques jaune sur les arbres, ainsi que les sentiers qu'empruntent les GR : marque rouge et blanche sur les arbres. Il est revu chaque année en avril-mai.


Cependant, on peut se tromper, voir carrément se perdre, et nous conseillons de se munir d'une carte IGN, qui est toujours un bon allié pour retrouver facilement son chemin. On peut l'acheter sur internet ou dans des magasins spécialisés, comme Le Vieux Campeur.


La carte IGN de cette randonnée est la Top25 3328OT.


En plein été, quand les routes sont généralement bien fréquentées, un Topo Guide peut suffire. Le Topo Guide offre un tracé avec une plus faible granularité que la carte IGN, mais il liste également les adresses utiles comme les hébergements sur le chemin et les moyens d'accès, il indique les difficultés et décrit les lieux : autant de bons conseils pour préparer et réaliser chaque étape.


Le topo guide de cette randonnée s'appelle : « La Grande Traversée du Jura… à pied » Réf 512


Conseils avant le départ


Quand on part en début de saison printanière, il est conseillé d'appeler l'office du tourisme pour s'assurer que le sentier est bien praticable, surtout quand il y a des risques de neige.


On conseille aussi de lister les refuges et les gîtes ouverts sur le passage, au cas où vous devriez renoncer à bivouaquer.


Et on pense à regarder la météo avant le départ pour ne pas avoir trop de surprises.




Budget


La randonnée en montagne en bivouac, c'est le séjour idéal pour se faire du bien en dépensant peu.


Ici le budget a été de 100 euros par personne et a compris :

- l'essence pour le trajet en voiture,

- l'hébergement en gîte du vendredi soir,

- la location du matériel de bivouac,

- le ravitaillement,

- le petit déj Chez Simone


Tu aimerais réaliser cette randonnée, et tu te cherches des compagnons pour cela ?


Rendez-vous sur Strabo.io :)






168 vues